La garrigue

Une garrigue est un paysage végétal typique des régions méditerranéennes. Ces régions connaissent une végétation très fournie malgré un climat sec et chaud. C’est un écosystème complexe qui reflète la biodiversité particulière des lieux. Le terme "garrigue" vient du latin "gariga" qui fait référence à un terrain couvert d’arbustes et de buissons bas. Ces arbustes sont typiques des zones aux sols calcaires et arides. Le défrichement et le pâturage de ces terrains résultent de l’activité humaine.
Qu'est-ce qu’une garrigue ?
Les caractéristiques climatiques d’une garrigue sont qu’elles se développent dans les climats méditerranéens. Les étés sont chauds, tandis que les hivers sont humides. Le sol calcaire de ces zones est peu profond et pauvre en matière organique, ce qui implique que la présence d'arbres de grande taille est limitée. Les arbustes et la végétation présente sont donc grandement adaptés à la sécheresse.
Abritant une large diversité d’espèces à la fois animales et végétales, la garrigue est fascinante. Les plantes que l’on peut retrouver dans ce lieu sont emblématiques. On trouve, par exemple, le chêne kermès, le romarin, le ciste, le thym ou encore la lavande sauvage. Elles font preuve d’une grande force d’adaptation qui leur permet de survivre à la sécheresse. Certaines ont des racines profondes ou peuvent se fermer durant les périodes les plus chaudes pour réduire la perte d'eau, d’autres possèdent des feuilles réduites ou recouvertes de poils pour diminuer l’absorption de la chaleur du soleil, d’autres encore ont la capacité de stocker de l’eau.
Quelle est la différence entre la garrigue et le maquis ?
La garrigue et le maquis sont deux types de formations végétales typiques du climat méditerranéen, mais elles se distinguent par plusieurs aspects, notamment le type de sol sur lequel elles prospèrent. La principale différence réside dans la nature de ce sol : la garrigue s'épanouit sur des terres calcaires, offrant un paysage parsemé de plantes basses, d'arbustes aromatiques comme le thym ou le romarin, et de chênes kermès. Ces terrains secs et rocailleux influencent la composition de la garrigue, adaptée à des conditions de sécheresse. À l'opposé, le maquis préfère les terrains siliceux, plus acides, où se développent des arbustes plus denses et plus hauts, tels que le chêne-liège ou le lentisque. Le maquis se caractérise par une végétation plus touffue, offrant un refuge à une biodiversité riche.
Le rôle écologique d’une garrigue
Jouant un rôle crucial dans la biodiversité, la garrigue permet aux sols d’être protégés de l’érosion. Elle régule également le cycle de l’eau. Cependant, et depuis quelques années, cet écosystème est menacé de disparaître à cause des changements climatiques, des incendies de forêt, de l’urbanisation croissante et des nombreuses pratiques agricoles intensives.
Comme vous pouvez le constater, elle est un élément essentiel dans la conservation de la biodiversité, il est donc important d’en prendre soin. Une gestion durable de ces terres est impérative pour préserver ces beaux paysages et conserver leurs fonctions écologiques, notamment en luttant contre l'érosion, en contrôlant la gestion du pâturage, en prévenant les incendies, et en développant un tourisme respectueux de l'environnement.

Les anciennes activités dans la garrigue
Historiquement, les hommes utilisaient la garrigue comme lieu pour l'élevage de troupeaux de chèvres ou de moutons, la viticulture, l'exploitation du bois, la production de charbon, la culture des oliviers, la fabrication de chaux, le prélèvement d'écorce pour le tannage et comme source inépuisable de plantes aromatiques et médicinales. L'activité humaine y était très importante et elle contribuait grandement à l'économie. Les garriguaires, c'est-à-dire les habitants de la garrigue, prenaient le temps de construire des terrasses et des cabanes en pierre sèche (des capitelles ou des bories, selon la région). Un exode rural massif a cependant eu lieu avec la révolution industrielle, qui a changé la donne pour une grande partie de la population, réduisant l'activité humaine et entraînant l'abandon des défrichements, la fermeture des chemins. La végétation a repris sa place progressivement, par la suite.
De nos jours, ce lieu est visité par l'homme, surtout pour les beaux paysages aux aspects naturels et sauvages qu'il offre, ainsi que les balades et les randonnées qui s'en accompagnent.
Petit point vocabulaire
Le mot "garrigue", au départ inexistant, a été intégré au vocabulaire de la langue française pour la première fois en 1544. Il était utilisé pour désigner les terrains incultes et les landes. Son origine vient du mot provençal "garrigo", issu du latin médiéval "garrica" ou "garriga". Ces mots furent documentés dès l'an 817. Il existait même une variante masculine de ce mot : "garric", qui désignait spécifiquement le chêne kermès dès 1177